Société

N’Douffoukankro : Moov Africa initie aux nouveaux métiers du web et à l’intelligence artificielle

L'intelligence artificielle permet de faciliter la vie. Les populations de N'Douffoukankro ont été formées , à cet effet

Par admin3 min de lecture
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Une vue des participants à la formation
Une vue des participants à la formation

La cantine scolaire de l’EPP N’douffoukankro 1-2 a abrité, mardi 22 septembre 2026, une session de formation consacrée à l’initiation aux nouveaux métiers du web et à l’intelligence artificielle. L’initiative, supervisée par Jean Paul Yao, vise à rapprocher les outils numériques des populations locales, notamment des jeunes, des femmes, des chefs de village et des acteurs du monde agricole. Organisée dans le cadre du MoovCyberLab, cette session a permis aux participants de découvrir les opportunités offertes par le numérique, mais surtout d’expérimenter concrètement des outils susceptibles de les accompagner dans leurs activités quotidiennes.

Des formations adaptées aux réalités locales.

 Formateur et consultant chez Moov Africa CI, STACHYS Ibato s’est félicité de l’engouement suscité par la formation. « Nous avons eu l’occasion de faire participer aux populations à une formation consacrée aux nouveaux métiers du web et aux opportunités offertes par le numérique », a-t-il indiqué, soulignant l’assiduité et l’intérêt manifestés par les participants. Selon lui, cette caravane de formation a pour ambition d’apporter aux populations des connaissances et des solutions liées aux nouveaux métiers du numérique. « Nous repartons très satisfaits de cette session. Les participants ont fait preuve d’assiduité et d’un réel intérêt. Nous espérons que, lors des prochaines éditions, nous pourrons aller encore plus loin et approfondir leurs connaissances et leurs compétences dans le domaine du numérique », a-t-il ajouté.

 L’intelligence artificielle au service des planteurs

 L’autre volet important de la session a porté sur l’initiation à l’intelligence artificielle. Le formateur Ablo Wilfried a expliqué que l’objectif était de permettre aux participants de comprendre ce nouvel outil et surtout de savoir l’utiliser en fonction de leurs besoins.

La formation a privilégié des cas pratiques liés aux réalités des participants, dont une importante partie est constituée de planteurs. Il leur a notamment été montré comment interroger une intelligence artificielle face à certaines difficultés rencontrées dans les plantations, rechercher des informations sur l’état des plants ou encore obtenir des pistes de solutions à partir de problèmes observés dans les champs.

« L’intelligence artificielle peut également les accompagner dans l’organisation de leurs activités. Ils peuvent lui poser des questions, lui demander de les aider à planifier certaines tâches ou encore à structurer leurs projets », a expliqué Ablo Wilfried.

Les participants ont également pu expérimenter directement les outils d’intelligence artificielle en posant leurs propres questions et en découvrant les possibilités offertes par ces technologies.

« C’est un outil qui nous manquait »

Participant à la formation, Koffi Étienne Kra, chef de quartier à Akotiakro et coordonnateur de l’initiative dans la zone de N’douffoukankro, s’est réjoui de cette expérience.

« Vraiment, c’est un outil qui nous manquait. Aujourd’hui, c’est un véritable soulagement pour nous tous, parce que les planteurs, les agriculteurs, les éleveurs, les commerçants, mais aussi les enseignants, peuvent tous y trouver leur compte », a-t-il témoigné.

Pour lui, l’intérêt de l’intelligence artificielle réside notamment dans sa capacité à apporter des éléments de réponse aux préoccupations quotidiennes des utilisateurs.

« Les enseignants sont heureux, les commerçants sont heureux, parce qu’ils découvrent qu’ils peuvent poser des questions à l’intelligence artificielle et obtenir des éléments de réponse en fonction de leurs préoccupations », a-t-il poursuivi.

Le chef de quartier a par ailleurs souhaité la poursuite de ce type d’initiative et la mise à disposition de supports. « J’ai également souhaité que les formateurs puissent nous remettre un support écrit. Ce document permettra notamment à ceux qui n’ont pas pu participer à la formation de prendre connaissance des notions enseignées et de poursuivre leur apprentissage », a-t-il plaidé.

À travers cette session, les organisateurs entendent ainsi contribuer à une meilleure appropriation des outils numériques par les populations de N’douffoukankro et, plus largement, favoriser l’accès aux opportunités liées aux nouveaux métiers du web et à l’intelligence artificielle.

 Delgreth Kwame, correspondant régional

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