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Koumassi Campement : Ouattara frappe du poing sur la table et promet des sanctions contre les auteurs de déguerpissements illégaux

Par Rédaction Le 2253 min de lecture
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le président Alassane Ouattara
le président Alassane Ouattara

Le Président de la République, Alassane Ouattara, a décidé de placer la légalité, la responsabilité administrative et la protection des populations au centre du débat sur les opérations de déguerpissement. Évoquant notamment les événements de Koumassi Campement, le Chef de l’État annonce des enquêtes approfondies et prévient que les responsabilités seront établies.

 

L’affaire des déguerpissements de Koumassi Campement prend désormais une dimension nationale. Face aux interrogations suscitées par des opérations présentées comme ayant été menées en dehors du cadre légal, le Président de la République, Alassane Ouattara, a tenu à afficher une position ferme.

 

Le message présidentiel est sans ambiguïté. L’autorité publique ne saurait servir de couverture à des initiatives qui s’affranchiraient des procédures prévues par la loi.

 

Selon les propos rapportés, des enquêtes approfondies sont actuellement menées afin de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles certaines opérations de déguerpissement ont été conduites.

 

« Toutes les responsabilités seront établies »

 

C’est probablement l’un des passages les plus forts de cette prise de parole présidentielle.

 

Alassane Ouattara assure que les investigations ne resteront pas sans suite si des fautes sont établies. Les responsabilités devront être identifiées et les sanctions prévues par la loi appliquées.

 

Une déclaration lourde de sens dans un dossier particulièrement sensible, car derrière les décisions administratives se trouvent des familles, des logements, des commerces, des investissements et parfois le patrimoine constitué durant plusieurs années par des citoyens.

 

Le Président pose ainsi un principe fondamental. L’État ne peut combattre l’illégalité en tolérant que l’on agisse illégalement en son nom.

 

Personne ne doit pouvoir se placer au-dessus de l’État

 

La formule présidentielle est particulièrement forte lorsqu’il affirme que personne ne peut agir au nom de l’État tout en se plaçant en dehors de celui-ci sans en subir les conséquences.

 

Au-delà de Koumassi Campement, cette déclaration pourrait constituer un avertissement adressé à l’ensemble de l’appareil administratif.

 

Détenir une parcelle d’autorité publique ne signifie pas disposer d’un pouvoir sans limites. Une décision administrative doit avoir une base juridique, respecter les procédures et préserver les droits fondamentaux des citoyens.

 

C’est précisément sur ce terrain que la parole présidentielle est attendue dans ses effets.

 

Car après les mots viendra nécessairement le temps des conclusions de l’enquête.

 

Déguerpir ne peut pas signifier humilier

 

La question des déguerpissements est devenue particulièrement sensible dans le Grand Abidjan. L’assainissement urbain, la sécurisation des emprises publiques, la prévention des risques et la modernisation de la capitale économique peuvent justifier des interventions de l’État.

 

Mais l’impératif d’aménagement ne saurait effacer celui de la dignité humaine.

 

Informer suffisamment tôt, établir clairement la base juridique des opérations, identifier les responsables, examiner les droits éventuels des occupants et prévoir les mécanismes d’accompagnement lorsqu’ils sont requis doivent faire partie d’une gouvernance urbaine moderne.

 

Une ville moderne ne se construit pas seulement avec des routes, des ponts et des immeubles. Elle se construit aussi par la confiance que les citoyens placent dans leurs institutions.

 

Koumassi Campement devient un test pour l’État de droit

 

L’annonce des enquêtes ouvre désormais une nouvelle étape.

 

La véritable portée de cette déclaration présidentielle dépendra des suites qui seront données aux investigations. Qui a décidé quoi ? Sur quelle base ? Les procédures ont-elles été respectées ? Des responsables administratifs ou opérationnels ont-ils outrepassé leurs prérogatives ? Et, si des irrégularités sont confirmées, quelles sanctions seront effectivement prises ?

 

Les réponses à ces questions seront déterminantes.

 

Car sanctionner d’éventuelles dérives ne fragilise pas l’État. Cela renforce au contraire son autorité.

 

L’autorité véritable ne réside pas dans la capacité de l’administration à imposer sa puissance au citoyen, mais dans sa capacité à démontrer que cette puissance demeure elle-même soumise à la loi.

 

Un avertissement qui dépasse Koumassi

 

En mettant l’accent sur la protection des populations, la dignité humaine et l’application de la loi, Alassane Ouattara donne à l’affaire une portée qui dépasse largement Koumassi Campement.

 

Le signal envoyé est celui d’une République dans laquelle nul ne devrait pouvoir utiliser le nom de l’État pour justifier des pratiques contraires aux règles établies.

 

Désormais, les regards seront tournés vers les résultats des enquêtes annoncées.

 

Parce qu’après le déguerpissement de Koumassi Campement, l’enjeu n’est plus seulement de savoir qui avait le pouvoir d’agir. Il est de savoir si ce pouvoir a été exercé conformément à la loi.

 

Et sur ce terrain, la réponse de l’État devra être à la hauteur de la parole présidentielle.

 

Alassane Junior F

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