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Kando Soumahoro retrouve la liberté après deux années de détention

Kando Soumahoro , cadre de GPS vient de recouvrer la liberté

Par admin3 min de lecture
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Kando Soumahoro hume l'air pur de la liberté
Kando Soumahoro hume l'air pur de la liberté

Une page judiciaire se referme pour Kando Soumahoro. L’ancien député et cadre de Générations et Peuples Solidaires, GPS, retrouve la liberté après avoir purgé les deux années de prison ferme auxquelles il avait été condamné en août 2024. Une libération qui devrait être particulièrement commentée dans les rangs des proches de l’ancien Premier ministre Guillaume Soro.

 Après deux années derrière les barreaux, Kando Soumahoro retrouve l’air libre.

Figure connue de la mouvance politique proche de Guillaume Soro, l’ancien député de Biankouma avait été interpellé en août 2024 dans un contexte de fortes tensions politiques. Il lui était notamment reproché d’avoir participé, au nom de GPS, à une rencontre de plusieurs organisations politiques et de la société civile ayant appelé à des réformes du système électoral.Le 21 août 2024, la justice ivoirienne l’avait condamné à trois années d’emprisonnement, dont deux ans ferme et une année avec sursis, notamment pour trouble à l’ordre public et maintien en activité d’une organisation dissoute. La décision avait ensuite fait l’objet de procédures judiciaires, tandis que ses soutiens dénonçaient une affaire à caractère politique. Deux ans plus tard, sa sortie de prison constitue donc un événement politique autant qu’humain.

 Deuxième passage par la prison

Cette détention n’était pas la première de Kando Soumahoro. L’ancien parlementaire avait déjà connu la prison dans le contexte de la crise politique de 2019 autour de Guillaume Soro et de ses proches. Cette répétition contribue aujourd’hui à construire autour de sa personnalité une image de fidélité et d’endurance auprès des militants qui lui sont favorables. Entré en prison en maintenant ses convictions, il en ressort sans avoir publiquement renié son engagement politique.Dans l’univers politique, où les rapports de force évoluent rapidement et où les fidélités sont régulièrement mises à l’épreuve, deux années d’incarcération peuvent profondément transformer la stature d’un responsable. La prison éloigne du terrain, mais elle peut aussi renforcer un symbole.

 Une libération qui dépasse le destin d’un homme

 La sortie de Kando Soumahoro intervient également dans une séquence où l’avenir politique de la galaxie soroïste continue d’interroger.GPS a été dissous par décision judiciaire, Guillaume Soro demeure hors du pays et plusieurs de ses anciens compagnons ont suivi depuis quelques années des trajectoires politiques différentes. Certains ont pris leurs distances, d’autres ont rejoint de nouvelles formations tandis qu’une partie demeure attachée à l’ancien Premier ministre. Dans cet environnement fragmenté, la libération de Kando Soumahoro pourrait redonner de la visibilité à cette dernière composante. Il serait toutefois prématuré de transformer immédiatement cette sortie de prison en retour politique organisé. Beaucoup dépendra désormais des choix personnels de Kando Soumahoro, de sa situation juridique et surtout de l’orientation que voudront donner les responsables et militants issus de GPS à leur engagement.

Mais une réalité demeure. Dans l’imaginaire militant, celui qui traverse l’épreuve sans renoncer revient rarement exactement au même point qu’avant son incarcération. Il revient chargé d’une histoire.

 Le temps de l’apaisement

 Au-delà des appartenances partisanes, cette libération peut également être regardée à travers une question plus large, celle de la décrispation du climat politique ivoirien.La Côte d’Ivoire a connu durant les dernières décennies suffisamment de fractures pour savoir que la stabilité durable ne repose pas seulement sur les institutions et la croissance économique. Elle se nourrit également du dialogue, de la confiance et de la capacité des adversaires politiques à continuer de se reconnaître comme des acteurs légitimes de la République.La liberté retrouvée de Kando Soumahoro peut ainsi devenir davantage que la conclusion d’une peine judiciaire. Elle peut constituer une occasion supplémentaire de rappeler que la confrontation politique gagne toujours à rester dans le champ démocratique.

 Les divergences peuvent être profondes. Les ambitions peuvent s’opposer. Les mémoires peuvent demeurer douloureuses. Mais aucune démocratie ne s’affaiblit lorsque le débat politique retrouve pleinement le terrain des idées.

 Kando Soumahoro face à une nouvelle étape

 Pour l’ancien député commence désormais une autre épreuve, peut-être plus complexe encore que celle de la prison.

 Que fera-t-il de cette liberté retrouvée ?

Reprendra-t-il immédiatement une activité politique visible ? Choisira-t-il une période de retrait ? Se positionnera-t-il dans la recomposition de l’espace politique issu de l’ancienne galaxie GPS ?Ces questions détermineront la portée véritable de l’événement.Une chose est certaine cependant. Après deux années de détention, Kando Soumahoro retrouve sa famille, ses proches et ses soutiens. Pour ceux qui ont accompagné son combat et attendu sa sortie, l’heure est naturellement au soulagement.La prison appartient désormais à son parcours. La liberté ouvre une nouvelle page.Et en politique, certaines sorties de prison ne ferment pas seulement une histoire. Elles peuvent en commencer une autre.

 Mariam K F

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