POURQUOI LE MOT « DIOULA » DÉRANGE-T-IL ENCORE DANS LA CÔTE D’IVOIRE DU XXIᵉ SIÈCLE ?
Identité, citoyenneté, transmission et souveraineté nationale. Pour une Côte d’Ivoire réconciliée avec toutes ses mémoires et confiante dans son destin

Il arrive dans la vie des Nations un moment où elles doivent regarder leur histoire avec suffisamment de sérénité pour ne plus en avoir peur, suffisamment de lucidité pour en reconnaître toutes les composantes et suffisamment de confiance pour transformer leurs différences en une force collective.
La Côte d’Ivoire est arrivée à ce moment de maturité.
Notre pays est une Nation souveraine. Mais la souveraineté ne se mesure pas seulement à l’intégrité d’un territoire, à la solidité des frontières ou à l’autorité des institutions. Elle se mesure également à notre capacité à construire une communauté nationale dans laquelle chaque citoyen se sait pleinement chez lui.
Une grande Nation n’est pas celle dont tous les citoyens ont la même histoire. C’est celle qui parvient à faire de plusieurs histoires un même destin.
C’est dans cet esprit que doit être abordée la question des Dioula de Côte d’Ivoire.
Il ne s’agit ni d’opposer une mémoire à une autre, ni de rechercher une quelconque préséance historique, encore moins d’établir une hiérarchie entre les peuples.
Il s’agit de comprendre pour mieux rassembler, mais également d’enseigner pour mieux transmettre.
Car ce que nous n’expliquons pas correctement à nos enfants risque demain d’être expliqué par les préjugés, les réseaux sociaux, les rumeurs ou les instrumentalisations politiques.
L’éducation constitue donc l’un des meilleurs remparts contre les fractures identitaires.
UNE HISTOIRE QUI NE COMMENCE PAS AVEC LES FRONTIÈRES ACTUELLES
L’histoire des Dioula s’inscrit dans une temporalité profonde, bien antérieure à la constitution de la Côte d’Ivoire dans ses frontières actuelles.
Lorsque nous évoquons Kong et Bondoukou, mais également Bouaké, Daloa, Soubré, Séguéla, Touba, Odienné et d’autres localités ivoiriennes où des communautés dioula ou plus largement mandingues se sont établies, ont commercé, fondé des familles et participé à la vie économique, sociale et culturelle, nous découvrons une géographie humaine beaucoup plus vaste.Il convient cependant de respecter la diversité des trajectoires historiques.
Toutes ces implantations ne relèvent ni des mêmes périodes, ni des mêmes circonstances. Certaines localités appartiennent à d’anciens foyers politiques ou commerciaux. D’autres ont connu, au fil du temps, l’installation de communautés venues par les routes du commerce, les migrations internes, le développement agricole, l’urbanisation ou les grandes transformations économiques de la Côte d’Ivoire.
De Kong à Bondoukou, de Séguéla à Touba et Odienné, de Bouaké à Daloa et jusqu’à Soubré, les histoires locales ne sont donc pas identiques. Mais elles témoignent ensemble de quelque chose de plus grand : la profondeur des circulations humaines et du brassage qui ont contribué à façonner notre pays.
L’histoire d’un peuple ne se réduit ni à une seule ville, ni à une seule région, encore moins à une frontière contemporaine.
On ne peut pas enfermer plusieurs siècles de circulations, d’implantations, d’échanges et de métissages dans une carte politique dessinée beaucoup plus tard. Avant les frontières actuelles existaient déjà des peuples, des royaumes, des marchés, des routes commerciales, des alliances, des migrations et des espaces de civilisation. Reconnaître cette réalité ne fragilise en rien les États contemporains. Au contraire, comprendre ce qui existait avant eux permet de mieux comprendre comment nos sociétés se sont constituées.
Et notre ambition ne doit surtout pas être de transformer cette ancienneté en compétition entre communautés.
Nous ne cherchons pas à savoir qui était là avant qui. Nous cherchons à comprendre comment toutes ces histoires ont fini par construire la Côte d’Ivoire que nous partageons aujourd’hui.
DJASSA, UNE MÉMOIRE À INTERROGER, DOCUMENTER ET TRANSMETTRE
Cette réflexion invite également à approfondir la mémoire d’un espace désigné, dans certaines traditions et sources, sous le nom de Djassa, associé aux anciennes circulations entre des territoires correspondant aujourd’hui notamment au Mali, au Burkina Faso et à la Côte d’Ivoire. Cette mémoire doit naturellement être documentée avec exigence. Les traditions orales doivent dialoguer avec les archives, les travaux universitaires, l’anthropologie, l’histoire économique et toutes les sources susceptibles d’éclairer ces circulations anciennes. La recherche historique ne doit craindre aucune question lorsqu’elle accepte la rigueur des faits.
L’enjeu n’est pas de reconstruire artificiellement une origine. Il est de mieux comprendre les sociétés qui existaient avant que les frontières contemporaines ne viennent organiser politiquement l’espace ouest-africain.
Les peuples existaient avant les frontières. Les échanges existaient avant les administrations coloniales. Les mémoires existaient avant les cartes politiques contemporaines. Comprendre cela ne signifie pas remettre en cause nos frontières. Cela signifie simplement ne pas demander aux frontières d’aujourd’hui d’expliquer seules toute l’histoire d’hier.
FAIRE DE CETTE HISTOIRE UN OUTIL PÉDAGOGIQUE
C’est précisément ici que la démarche prend toute sa dimension éducative. Notre objectif ne doit pas être seulement de produire des textes destinés aux spécialistes.
Cette connaissance doit pouvoir être transmise aux jeunes générations. Un élève ivoirien devrait progressivement comprendre que les populations qui constituent son pays n’ont pas toutes suivi les mêmes trajectoires historiques.
Il devrait connaître les grands royaumes et ensembles politiques ayant marqué notre espace, les migrations anciennes, les routes commerciales, les alliances entre peuples, les langues, les traditions, les résistances, les brassages et les transformations qui ont progressivement façonné la Côte d’Ivoire.
Mais cette transmission doit respecter une règle fondamentale :enseigner les différences sans fabriquer des différences de citoyenneté.
L’école ne doit pas seulement apprendre à l’enfant ivoirien à situer son pays sur une carte. Elle doit lui apprendre pourquoi il partage ce pays avec des citoyens dont les langues, les patronymes, les traditions ou les religions peuvent être différents des siens. Car un enfant qui comprend l’histoire de son voisin aura moins de raisons de craindre son identité. L’ignorance construit des murs. L’éducation construit des ponts.
APPRENDRE AUX JEUNES À DISTINGUER ETHNIE, CULTURE, NATIONALITÉ ET CITOYENNETÉ
Une grande partie des controverses actuelles vient de la confusion entre plusieurs notions. Il faut donc les expliquer simplement. Une identité culturelle renvoie à des héritages, des traditions, des langues et des mémoires. La nationalité relève du droit. La citoyenneté établit l’appartenance à une communauté politique et organise les droits et devoirs du citoyen.
Ces notions peuvent se croiser, mais elles ne doivent pas être confondues. Un citoyen ivoirien n’est pas moins ivoirien parce qu’il est Dioula. Il n’est pas davantage ivoirien parce qu’il appartient à une autre communauté. Devant la République, la citoyenneté ne connaît pas de hiérarchie ethnique. Cette idée doit devenir une véritable pédagogie nationale.
LE DÉBAT DÉPASSE LES DIOULA
Car finalement, ce débat ne concerne pas seulement les Dioula. Il concerne notre conception même de la Côte d’Ivoire. Derrière la question « Qui est Dioula ? » apparaît rapidement une interrogation beaucoup plus importante :Qu’est-ce qu’être Ivoirien ?
Et la réponse ne peut dépendre exclusivement d’un patronyme, d’une langue, d’une religion, d’une région ou du village d’un ancêtre. Elle doit d’abord être républicaine. Notre République doit parvenir à une maturité où aucun citoyen n’est condamné à produire éternellement sa généalogie pour démontrer qu’il appartient à la Côte d’Ivoire.
POURQUOI LE MOT « DIOULA » DEVRAIT-IL ENCORE SUSCITER LE DOUTE ?
Nous connaissons tous des Africains devenus Français, Américains, Canadiens, Britanniques ou citoyens d’autres États. Lorsque ces États leur accordent légalement leur nationalité, leur origine ethnique africaine ne devient pas un tribunal permanent de leur citoyenneté. Pourquoi devrions-nous accepter une logique différente chez nous ?
Pourquoi, dans la Côte d’Ivoire du XXIᵉ siècle, faudrait-il encore demander à certains citoyens de quel village venait leur arrière-grand-père avant de reconnaître pleinement leur appartenance nationale ?
Pourquoi un Dioula ivoirien devrait-il constamment expliquer qu’il est ivoirien ? Pourquoi faudrait-il rechercher derrière son patronyme, sa langue, sa religion ou son histoire familiale une nationalité étrangère supposée ?
Une origine culturelle n’est pas une nationalité. Un patronyme n’est pas un passeport. Une religion n’est pas un certificat de citoyenneté. Nous devons sortir collectivement de cette confusion.
UNE CITOYENNETÉ INCLUSIVE N’EST PAS UNE NATIONALITÉ SANS RÈGLES
Défendre les citoyens ivoiriens contre la suspicion identitaire ne signifie absolument pas affaiblir la nationalité ivoirienne. Bien au contraire. Une Nation souveraine doit savoir qui sont ses citoyens.
Elle doit disposer d’un état civil fiable, d’une identification rigoureuse, de frontières protégées, d’une administration efficace et d’institutions capables d’appliquer la loi.
La nationalité ivoirienne doit être protégée.
Nos frontières doivent être respectées. Les éventuelles fraudes doivent être combattues conformément à la loi. Mais cette vigilance appartient aux institutions de la République. On ne protège pas la nationalité en suspectant une ethnie. On protège la nationalité en renforçant l’État. Voilà une distinction que nous devons transmettre aux jeunes générations. La Côte d’Ivoire doit être hospitalière sans renoncer à ses lois, ouverte sans renoncer à sa souveraineté, fraternelle sans renoncer à la rigueur de ses institutions. Mais elle doit également être suffisamment sûre d’elle-même pour ne fabriquer aucun citoyen de seconde catégorie.
ENSEIGNER TOUTES LES MÉMOIRES IVOIRIENNES
L’histoire des Dioula ne doit pas être enseignée contre celle des autres peuples. Elle doit être enseignée avec les autres histoires de Côte d’Ivoire.
Nous devons encourager la recherche et la transmission des histoires sénoufo, baoulé, bété, dan, wê, agni, abron, attié, abbey, koulango, lobi et de toutes les composantes de notre patrimoine national.
Chaque peuple possède ses trajectoires, ses institutions, ses migrations, ses alliances, ses résistances, ses blessures, ses réussites et ses contributions à la formation de notre espace national. Aucune de ces mémoires n’a besoin de disparaître pour que la Côte d’Ivoire existe. Une Nation forte n’efface pas les mémoires. Elle les transforme en patrimoine commun.
Nous devons passer progressivement d’une compétition des origines à une pédagogie des convergences. Daloa appartient autant à la République que Bouaké, Séguéla, Touba, Odienné, Soubré, Kong ou Bondoukou. Aucune ville ivoirienne ne doit devenir la propriété symbolique exclusive d’une communauté. Nos villes sont des lieux de rencontre, de brassage, de travail et de construction nationale. Nos villes doivent devenir les salles de classe vivantes de notre histoire commune, jamais les frontières de nos identités.
TRANSMETTRE UNE MÉMOIRE NATIONALE AUX NOUVELLES GÉNÉRATIONS
Nous devons maintenant réfléchir à une véritable politique de transmission. L’histoire de la Côte d’Ivoire pourrait être davantage racontée à travers des ouvrages accessibles, des documentaires, des archives numérisées, des conférences, des expositions, des musées, des émissions audiovisuelles, des rencontres intergénérationnelles et des contenus pédagogiques adaptés à la jeunesse.
Nos anciens possèdent encore une partie considérable de notre mémoire orale. Il faut l’enregistrer avant qu’elle ne disparaisse. Nos universités disposent de chercheurs. Il faut davantage valoriser leurs travaux. Nos écrivains produisent des récits.
Il faut encourager leur confrontation aux connaissances historiques. Nos enseignants transmettent la mémoire nationale. Il faut leur donner davantage d’outils. Et nos jeunes vivent désormais dans l’univers numérique. Il faut donc investir cet espace avec des contenus sérieux, accessibles et attractifs. Une Nation qui ne transmet pas son histoire abandonne sa jeunesse aux interprétations des autres.
DE LA CONNAISSANCE À LA FRATERNITÉ
L’éducation à l’histoire ne doit cependant pas être une accumulation de dates et de noms. Elle doit produire une conscience.
Apprendre l’histoire des peuples ivoiriens doit permettre à l’enfant de comprendre que celui qui est différent de lui n’est pas nécessairement étranger à lui. Voilà pourquoi la connaissance peut devenir un instrument de paix.
Lorsque nous racontons correctement nos histoires, nous découvrons les alliances, les mariages, les échanges commerciaux, les voisinages, les solidarités et les influences réciproques qui ont traversé nos sociétés.
Nous découvrons alors que notre histoire est beaucoup plus entremêlée que nos débats contemporains ne le laissent parfois croire. La fraternité nationale ne consiste pas à nier nos différences. Elle consiste à apprendre pourquoi nos différences peuvent vivre ensemble.
NE PLUS TRANSFORMER NOS ORIGINES EN FRONTIÈRES INTÉRIEURES
Notre pays a connu les conséquences douloureuses des controverses identitaires. Nous devons en tirer une leçon pour les générations futures. Les frontières extérieures de l’État doivent être protégées. Mais les frontières imaginaires entre citoyens doivent disparaître. Une Nation peut posséder une armée, une administration, un drapeau et des frontières reconnues internationalement tout en demeurant intérieurement fragile si ses citoyens continuent de se regarder comme des étrangers les uns pour les autres. La prochaine grande frontière que la Côte d’Ivoire doit franchir est celle de la confiance nationale. Et cette confiance commence par l’éducation.
PASSER DE « D’OÙ VIENS-TU ? » À « QUE POUVONS-NOUS CONSTRUIRE ENSEMBLE ? »
Pendant trop longtemps, nos débats identitaires ont parfois commencé par cette question :« D’où viens-tu ? » La Côte d’Ivoire de demain devra apprendre à ses enfants à poser une autre question :« Que pouvons-nous construire ensemble ? » Car une Nation ne se définit pas uniquement par le passé qu’elle partage. Elle se définit également par l’avenir qu’elle décide de construire. Notre véritable ambition n’est donc pas de devenir moins Bété, moins Baoulé, moins Sénoufo, moins Agni, moins Dan, moins Wê ou moins Dioula. Elle est de devenir davantage citoyens. Nous pouvons conserver nos langues. Nous pouvons transmettre nos cultures. Nous pouvons honorer nos ancêtres. Nous pouvons raconter nos histoires. Mais au-dessus de ces héritages doit exister une conviction plus grande encore : nous partageons une République et nous sommes responsables ensemble de son avenir.
UNE CÔTE D’IVOIRE PLUS GRANDE QUE NOS DIFFÉRENCES
Je crois profondément que la prochaine étape de notre histoire nationale ne sera pas l’effacement des identités. Elle sera leur dépassement politique dans une citoyenneté suffisamment forte pour toutes les accueillir.
La Côte d’Ivoire de demain devra être celle où un enfant portant un patronyme du Nord, du Sud, de l’Est, de l’Ouest ou du Centre ne sera jamais regardé comme plus ou moins Ivoirien qu’un autre.
Elle devra être celle où nos différences seront enseignées comme des richesses et non exploitées comme des instruments de division. Elle devra être celle où la République protégera avec la même détermination ses frontières et l’égalité de ses citoyens. Protéger la Côte d’Ivoire, c’est protéger son territoire. Éduquer la Côte d’Ivoire, c’est protéger son avenir. Rassembler la Côte d’Ivoire, c’est consolider sa souveraineté.
FAIRE DE NOTRE HISTOIRE UNE ÉCOLE DE LA NATION
Voilà finalement l’ambition de cette contribution. Il ne s’agit pas simplement de défendre une appellation ou une communauté. Il s’agit de proposer une méthode pour notre pays. Chercher. Documenter. Enseigner. Transmettre. Comprendre. Rassembler. Nous devons transformer l’histoire de nos peuples en une véritable école de la citoyenneté. L’enfant de Daloa doit pouvoir connaître l’histoire de Kong. L’enfant de Kong doit pouvoir découvrir celle du pays bété. L’enfant de Bouaké doit pouvoir comprendre l’histoire du pays agni. L’enfant d’Odienné doit pouvoir apprendre celle des Wê. L’enfant de Man doit pouvoir découvrir les traditions sénoufo. Et tous doivent comprendre qu’au-delà de ces histoires particulières existe désormais une histoire dont ils sont ensemble les héritiers et les acteurs :l’histoire de la Nation ivoirienne. Voilà la Côte d’Ivoire que nous devons préparer. Une Côte d’Ivoire qui connaît ses différences sans en avoir peur. Une Côte d’Ivoire qui protège sa nationalité sans suspecter ses citoyens. Une Côte d’Ivoire qui enseigne toutes ses mémoires sans dresser les unes contre les autres. Une Côte d’Ivoire où la connaissance remplace le préjugé. Une Côte d’Ivoire où l’école, la famille, la culture, les médias et la République participent ensemble à la construction du citoyen.
UN PEUPLE, PLUSIEURS MÉMOIRES, UNE SEULE SOUVERAINETÉ
Nos origines racontent d’où nous venons. Notre éducation nous apprend à comprendre ces origines. Notre citoyenneté dit ce que nous sommes devant la République. Notre souveraineté protège ce que nous avons décidé de construire ensemble. Et notre destin commun déterminera ce que nous transmettrons aux générations futures. Nous pouvons avoir plusieurs mémoires sans avoir plusieurs Républiques.
Nous pouvons parler plusieurs langues tout en portant une même citoyenneté. Nous pouvons appartenir à plusieurs cultures tout en défendant une seule souveraineté. Nous pouvons venir de plusieurs histoires et choisir ensemble un même avenir. La Côte d’Ivoire ne deviendra pas plus forte en demandant sans cesse à ses enfants d’où ils viennent. Elle deviendra plus forte en leur apprenant d’où vient leur pays, ce qui les rassemble et où ils peuvent le conduire ensemble. Car au bout du compte, nous ne transmettrons pas à nos enfants plusieurs Côte d’Ivoire. Nous leur transmettrons une seule République. À nous de faire en sorte qu’elle soit suffisamment forte pour protéger sa souveraineté, suffisamment juste pour garantir l’égalité de ses citoyens, suffisamment cultivée pour connaître toutes ses mémoires et suffisamment confiante pour faire de sa diversité une puissance. Notre diversité est notre héritage. Notre histoire est notre mémoire. L’éducation est notre transmission. Notre citoyenneté est notre égalité.Notre unité est notre force. Notre souveraineté est notre responsabilité commune.
Et la Côte d’Ivoire est notre destin partagé.
Yaya FOFANA
Essayiste et romancier
Auteur de « DJASSA – La Civilisation de la Fraternité »
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