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CANADA–AFRIQUE 2027 : À MONTRÉAL, L’ÉNERGIE AU CŒUR DES AMBITIONS ÉCONOMIQUES AFRICAINES

Faire tourner les usines, soutenir les agriculteurs, développer les entreprises et créer des emplois. Tels sont les enjeux du 11ᵉ congrès de la Foire économique Canada–Afrique (FECA), prévu le 2 mai 2027 à Montréal, avec Yvan Cliche comme invité principal.

Par Kader Diomandé2 min de lecture
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Le sommet Canada-Afrique aura lieu en Mai 2027
Le sommet Canada-Afrique aura lieu en Mai 2027

L’Afrique dispose d’importantes ressources énergétiques. Pourtant, les difficultés d’approvisionnement et les coûts élevés freinent encore les activités économiques dans plusieurs pays.

Pour les entreprises, les coupures ralentissent la production. Pour les agriculteurs, le manque d’équipements de conservation entraîne des pertes. Quant aux petites activités commerciales, leurs charges réduisent souvent les bénéfices.

L’enjeu énergétique est donc aussi économique et social. Il touche directement la production, les revenus et les conditions de vie.

C’est dans ce contexte que les organisateurs annoncent le 11ᵉ congrès de la FECA, le 2 mai 2027 au Grand Hôtel Crystal de Montréal, autour du thème « Construire les expertises et les projets d’énergie durable entre le Canada et l’Afrique ».

La rencontre prévoit la participation de Yvan Cliche, expert en énergie et invité principal, avec M. Hische Yaba comme modérateur.

 LE CANADA ET L’AFRIQUE, DES SAVOIR-FAIRE À PARTAGER

 Le Canada possède une expérience dans l’hydroélectricité, la gestion des réseaux et les technologies énergétiques.

Ces compétences pourraient contribuer au développement d’infrastructures adaptées aux besoins africains.

Mais l’acquisition d’équipements ne suffit pas. La formation des techniciens, l’entretien des installations et la participation des entreprises locales sont tout aussi importants.

 L’objectif est de permettre aux pays africains de développer leurs capacités techniques et de réduire leur dépendance à l’assistance extérieure.

 TROIS PRIORITÉS POUR PASSER À L’ACTION

 La première consiste à identifier des projets utiles, réalisables et adaptés aux besoins des populations.

La deuxième exige des financements clairement définis, avec des engagements précis sur les coûts et les délais.

La troisième repose sur la formation des travailleurs et l’implication des entreprises africaines dans la réalisation et la maintenance des installations.

Ces conditions permettraient de donner une portée économique concrète aux échanges de Montréal.

 L’ÉNERGIE, UN MOTEUR POUR LES ENTREPRISES ET L’EMPLOI

 Pour la Côte d’Ivoire comme pour les autres économies africaines, la disponibilité d’une énergie fiable et abordable constitue un facteur essentiel de compétitivité.

Elle favorise la transformation des produits agricoles, le développement industriel et la croissance des petites entreprises.

Les investissements doivent donc être appréciés selon leur coût, leur efficacité et leurs retombées sur l’activité économique.

Une infrastructure énergétique réussie est avant tout celle qui répond durablement aux besoins des populations et des entreprises.

 MONTRÉAL 2027, LE DÉFI DES RÉSULTATS

 Le congrès de la FECA pourrait rapprocher investisseurs, spécialistes canadiens et entrepreneurs africains autour de projets communs.

Sa portée dépendra cependant des financements mobilisés, des compétences transmises et des réalisations effectivement engagées.

Au-delà des conférences, l’enjeu est de transformer les échanges en investissements utiles à la production et à l’emploi.

Le véritable succès de Montréal 2027 ne se mesurera pas aux discours prononcés, mais aux projets réalisés et à leurs effets sur la vie des populations africaines.

 Dr Tete Samuel Mathey

Économiste, libre penseur

 

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