Politique

BUDGET 2026 DU SENEGAL : LE GOUVERNEMENT À L’HEURE DES COMPTES DEVANT LES DÉPUTÉS

Le gouvernement sénégalais consent à se soumettre , à nouveau, au contrôle parlementaire relatif au budget après y avoir fait des retouches.

Par Kader Diomandé2 min de lecture
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Des députés sénégalais vont travailler sur le budget , ce vendredi
Des députés sénégalais vont travailler sur le budget , ce vendredi

Le gouvernement sénégalais s’apprête à soumettre ses ajustements budgétaires au contrôle parlementaire. La Commission des finances et du contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale examinera, vendredi 30 octobre, le projet de loi de finances rectificative n° 40/2026. Un rendez-vous décisif pour apprécier les orientations financières de l’État à deux mois de la clôture de l’exercice.

Prévue à 15 heures, sous la présidence du député Alphonse Mané Sambou, cette réunion intervient dans un contexte marqué par les préoccupations liées à la dette publique, au pouvoir d’achat et à la maîtrise des dépenses de l’État.

 Un budget à corriger, des choix à justifier

 Une loi de finances rectificative permet au gouvernement de réviser ses prévisions de recettes et ses autorisations de dépenses. Mais derrière les ajustements comptables se posent des questions essentielles. Quels secteurs seront renforcés ? Quelles dépenses seront réduites ? Quelles conséquences pour les populations ?

Le contenu détaillé du projet devra permettre de mesurer l’ampleur des modifications envisagées et d’en apprécier les justifications économiques.

 Dette publique et pouvoir d’achat au cœur des enjeux

 L’examen intervient alors que l’emploi des jeunes, la cherté de la vie, la santé et l’éducation demeurent des préoccupations majeures.

Les députés devront notamment s’intéresser aux recettes fiscales, au service de la dette, aux dépenses de fonctionnement et aux investissements publics. L’enjeu sera de vérifier si les arbitrages préservent les secteurs sociaux tout en garantissant la soutenabilité des finances publiques.

 L’Assemblée nationale face à sa responsabilité

 Au-delà de l’examen technique, cette séance constitue un exercice de contrôle démocratique. Les parlementaires devront obtenir des explications précises sur les modifications proposées, leur financement et leurs conséquences.La transparence budgétaire ne saurait se limiter à la présentation de chiffres. Elle exige des justifications vérifiables et une évaluation rigoureuse de l’utilisation des ressources publiques.

 Les Sénégalais attendent des résultats

 Pour le gouvernement, cette révision représente une occasion de démontrer sa capacité à concilier discipline financière et urgences sociales.

À deux mois de la fin de l’année, les choix opérés permettront de mieux apprécier les priorités de l’exécutif et leur cohérence avec les engagements pris envers les populations.

La véritable question dépasse donc l’équilibre des comptes publics. Le budget rectificatif de 2026 permettra-t-il d’améliorer concrètement les conditions de vie des Sénégalais ou se limitera-t-il à corriger les déséquilibres financiers de l’État ?

C’est sur cette interrogation que les députés sont attendus, avec une exigence fondamentale : faire du contrôle budgétaire un instrument de responsabilité publique, et non une simple formalité institutionnelle.

 Suzanne G.

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