Jacqueville : l’urbanisation déglingue l’économie du coco
A Jacqueville , les cocoteraies se réduisent au fil des ans et l'impact est dommageable pour les populations.

L'urbanisation rapide et l'érosion côtière grignotent les cocoteraies de Jacqueville. Cette pression foncière et démographique réduit les surfaces cultivées, affaiblissant une filière nationale de la noix de coco passée de plus de 400 000 tonnes dans les années 1980 à environ 125 000 tonnes ces dernières années. Sur place, les causes sont multiples. Cependant, trois (3) captent l’attention. Primo, la pression urbaine qui se caractérise par la construction de logements et d’infrastructures qui remplacent les champs de cocotiers. Secundo, la forte érosion du littoral symbolisée avancée de la mer qui détruit directement les parcelles situées en bord de plage. Tertio, l’isolement et les mutations. A titre d’exemple, l’impact du pont de Jacqueville qui a transformé la dynamique de l’économie locale en modifiant l'usage des terres. Les conséquences économiques sont implacables. Il est à constater de plus en plus la baisse de la transformation. Car, les activités artisanales et industrielles de la noix de coco manquent de matière première. Cela a pour effet domino la perte de revenus. De nombreuses familles et femmes impliquées dans le secteur informel voient leurs sources de gains diminuer. Face à cet état de fait, l’Etat ne reste pas indiffèrent. Des ateliers de relance sont organisés par les autorités pour tenter de sauver les plantations restantes. , l'État a étendu les compétences du Conseil Hévéa-Palmier à Huile pour créer le Conseil Hévéa-Palmier à Huile-Coco (CHPC), organisé un sommet international de relance, adhéré à la Communauté Internationale de la Noix de Coco (ICC) et lancé des actions de structuration et de contrôle des prix sur le littoral. Il est à espérer que ces mesures aient un impact concret et direct sur les populations des zones productions. En Côte d'Ivoire, la filière de la noix de coco fait vivre directement plus de 50 000 familles), principalement le long du cordon littoral dans le sud du pays. Il est bon de savoir que les zones clés de production sont le sud forestier et balnéaire, notamment le district du Bas-Sassandra, la région du Sud-Comoé et le district des Lagunes.
Joel Rabbi
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