Société

PAKOUABO DIT NON A L’ORPAILLAGE ILLÉGAL

Le Département de Bouaflé est mobilisé pour une exploitation minière légale, responsable et durable avec l'installation du Comité Technique Local.

Par admin3 min de lecture
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Le sous-préfet de Pakouabo
Le sous-préfet de Pakouabo

La sous-préfecture de Pakouabo a accueilli, mercredi 9 septembre 2026,  à la salle de réunions, une caravane de sensibilisation consacrée à la problématique de l’orpaillage illégal dans la région de la Marahoué. Organisée par les ONG CASE et IMPACT,  cette rencontre a également été marquée par plusieurs communications et l’installation du Comité technique local (CTL) du Département de Bouaflé.

La communication principale, présentée par Souleymane Sanogo, Directeur régional des Mines de la Marahoué, a permis de dresser un état des lieux de l’orpaillage illégal, d’en analyser les causes et les conséquences et de présenter les moyens de lutte. Il a notamment insisté sur la nécessité d’actualiser les données relatives aux sites d’orpaillage illégal, de poursuivre la sensibilisation et la répression, d’étendre les sanctions à l’ensemble de la chaîne de complicité et de réhabiliter les sites dégradés.

Parmi les recommandations figurent également la réactivation des chantiers-écoles de la petite mine, des Comités techniques locaux de veille dans les départements, l’accompagnement à la création de sociétés coopératives minières et l’évaluation trimestrielle du dispositif de lutte.

Selon le Directeur régional, l’enjeu est aussi d’offrir des alternatives aux populations qui dépendent de cette activité pour leur subsistance.

Intervenant au nom du Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique, le Dr Essoh Aimé Franck, Coordonnateur général des programmes et projets et président du Comité de pilotage du projet PlanetGOLD, a salué l’engagement des autorités et des acteurs locaux. Il a rappelé que le projet planet Gold accompagne l’État ivoirien dans sa vision d’une exploitation minière artisanale et à petite échelle responsable, durable et inclusive.

Prenant la parole, le premier vice-président du Conseil régional de la Marahoué, Sacko Lassina, a situé son intervention dans le cadre des efforts engagés depuis plusieurs années pour lutter contre l’orpaillage illégal. Il a insisté sur la nécessité d’une responsabilité collective, estimant que la lutte contre ce phénomène ne saurait être imputée à une seule catégorie de la société.

S’adressant particulièrement aux chefs traditionnels, il a rappelé leur rôle de gardiens des terres et garants des traditions, soulignant la valeur symbolique de l’or dans l’histoire et les traditions des royaumes. Il a déploré le désordre actuel lié à la recherche effrénée de l’argent et appelé à un retour à une organisation communautaire plus rigoureuse, où l’installation de nouveaux arrivants dans les villages et campements était connue et encadrée par la communauté.

Le préfet de région, préfet du département de Bouaflé, Gonbagui Gueu Georges, a, pour sa part, appelé à une mobilisation de tous. Il a annoncé que les préfets de région sont appelés à parcourir les villages afin de renforcer la lutte contre l’orpaillage illégal. « Tolérance zéro », a-t-il martelé, invitant chacun à dénoncer les pratiques illégales, quelles que soient la qualité de leur auteur.

Pour le sous-préfet de Pakouabo, Sigbeu Gbade Donatien, l’installation du CTL constitue une étape décisive. Cet espace de concertation doit permettre de coordonner les actions, renforcer la veille et accélérer la formalisation de l’Exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE).Il a lancé un appel à la responsabilité collective en invitant les autorités administratives, les élus, les forces de Défense et de Sécurité, les chefs traditionnels, les  opérateurs miniers légaux, les jeunes, les femmes, les Forces de Défense et de Sécurité à s'approprier cet outil de gouvernance de l'EMAPE.Cette rencontre s'est achevée par l'engagement des populations : « Bouaflé dit non à l’orpaillage illégal. Ne soyons pas complices par notre silence. Dénonçons l’orpaillage illégal. »

 Delgreth Kwame, correspondant régional

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