DÉCLARATION DU PRÉSIDENT DU MOUVEMENT DES FORCES D’AVENIR À L’OCCASION DE LA FÊTE DE L’ASSOMPTION
Dans une déclaration riche , Yaya Fofana , le président du MFA souhaite une très bonne fête d'Assomption à la communauté chrétienne

En ce jour de l’Assomption, je voudrais adresser à l’ensemble de la communauté chrétienne, et particulièrement aux fidèles catholiques de Côte d’Ivoire, mes pensées fraternelles ainsi que mes vœux de paix, d’espérance et de communion.
Cette grande fête chrétienne, qui célèbre l’Assomption de la Vierge Marie, nous invite au recueillement, à l’humilité, au service et à l’espérance. Au-delà de sa dimension spirituelle, elle nous rappelle une exigence universelle, celle de placer l’être humain, sa dignité et la fraternité au cœur de notre société.
Dans les périodes où les incertitudes peuvent fragiliser les liens entre les citoyens, les grandes traditions spirituelles ont une responsabilité particulière. Elles doivent continuer à être des forces d’apaisement, de solidarité et de rapprochement entre les hommes.
La Côte d’Ivoire possède à cet égard un héritage précieux. Depuis des générations, chrétiens, musulmans et fidèles d’autres traditions vivent ensemble, partagent les mêmes quartiers, fréquentent les mêmes écoles, travaillent ensemble et se retrouvent parfois au sein des mêmes familles.
Cette fraternité quotidienne constitue l’un des trésors les plus précieux de notre Nation.
Nous pouvons prier différemment sans cesser de nous aimer comme des frères. Nous pouvons avoir des traditions différentes tout en partageant un même drapeau, une même République et un même destin.
C’est cette Côte d’Ivoire que nous devons protéger.
Une Côte d’Ivoire dans laquelle aucune religion ne devient une frontière entre les citoyens.
Une Côte d’Ivoire dans laquelle aucune origine ne devient un motif de suspicion.
Une Côte d’Ivoire dans laquelle nos différences cessent d’être exploitées pour devenir des forces au service de notre avenir collectif.
Car une Nation ne devient pas grande lorsqu’elle efface ses différences. Elle devient grande lorsqu’elle parvient à les transformer en une force commune.
À l’heure où notre pays poursuit sa marche vers le développement, nous devons comprendre que les infrastructures, les performances économiques et les grandes réalisations matérielles ne suffisent pas à bâtir durablement une Nation. Il faut également construire la confiance entre les citoyens, transmettre la culture de la paix et préserver ce lien invisible qui fait que chaque Ivoirien se reconnaît dans le destin de l’autre.
C’est pourquoi j’en appelle particulièrement à notre jeunesse.
Refusez les discours qui divisent. Refusez que l’on vous enferme dans les appartenances religieuses, ethniques ou régionales. Soyez fiers de vos racines, mais n’oubliez jamais que notre horizon commun s’appelle la Côte d’Ivoire.
Nos identités sont nos racines. La République est notre maison commune. Et l’avenir doit être notre œuvre collective. En ce jour de l’Assomption, j’ai également une pensée fraternelle pour les familles éprouvées, les malades, les personnes vulnérables, les personnes privées de liberté ainsi que tous ceux qui connaissent la solitude, la précarité ou le découragement.
Que cette célébration soit pour eux une source de consolation, de réconfort et d’espérance.
Je veux également rendre hommage aux responsables religieux de toutes confessions qui, souvent loin des projecteurs, œuvrent quotidiennement pour la paix, la médiation, l’éducation et la cohésion sociale. Leur engagement contribue silencieusement à préserver l’équilibre de notre société.
Notre génération porte une responsabilité historique : transmettre à nos enfants une Côte d’Ivoire plus fraternelle que celle que nous avons reçue, plus unie que celle que nous connaissons et suffisamment forte pour que jamais nos différences ne deviennent nos fractures.
Cette responsabilité nous oblige à regarder plus loin que les échéances immédiates. La politique n’a de grandeur que lorsqu’elle prépare l’avenir. Gouverner les ambitions ne suffit pas ; il faut savoir rassembler les espérances, protéger la paix et préparer aux générations qui viennent un pays dans lequel chacun pourra trouver sa place.
La Côte d’Ivoire de demain ne sera ni la victoire d’une communauté sur une autre, ni celle d’une génération contre une autre ; elle sera la victoire de tous les Ivoiriens sur ce qui pourrait encore les diviser.
Voilà l’ambition qui doit nous rassembler.
Nous devons construire une Côte d’Ivoire dans laquelle la différence ne suscite plus la méfiance, dans laquelle l’identité de l’un ne menace jamais celle de l’autre et dans laquelle la réussite collective l’emporte sur les intérêts particuliers.
Il n’y aura pas de grande Côte d’Ivoire sans une grande fraternité ivoirienne.
Tel doit être notre engagement.
Parce qu’au-dessus de nos appartenances se trouve la Nation.
Parce qu’au-dessus de nos divergences demeure la fraternité.
Et parce que lorsque la Côte d’Ivoire se rassemble, aucun défi n’est plus grand que son espérance.
En ce jour de l’Assomption, à toutes les chrétiennes et à tous les chrétiens de Côte d’Ivoire, particulièrement à nos frères et sœurs catholiques, je souhaite une excellente fête.
Que cette célébration apporte la paix dans nos familles, renforce la fraternité entre nos communautés et accompagne notre pays sur le chemin de la concorde, de la stabilité et de la prospérité partagée.
Bonne fête de l’Assomption à toutes et à tous.
Vive la fraternité entre les religions.
Vive l’unité nationale.
Vive la République.
Et vive la Côte d’Ivoire, unie, fraternelle et confiante en son avenir.
Fait à Abidjan, le 15 août 2026
Yaya Fofana
Président du Mouvement des Forces d’Avenir (MFA)
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